Les lundis de Madiambal : « Ces bouffons qui se rêvent Président du Sénégal »
C’est à croire que l’homme politique sénégalais n’apprend pas de ses erreurs ou de celles des autres. En novembre 2011, j’ai reçu une personnalité qui a eu à exercer de hautes fonctions au sein de l’appareil d’Etat et qui songeait à se présenter à la Présidentielle de 2012.
Mon hôte souhaitait bénéficier de mon soutien et m’annonçait vouloir me confier la gestion de ses fonds de campagne. Je le remerciais de cette marque d’estime et de confiance, tout en lui soulignant que de mon point de vue, il était en train de se fourvoyer sur son poids électoral et sa capacité à gagner l’élection ou même à y peser de façon significative. Je lui conseillais ainsi de soutenir un candidat de sa génération, en l’occurrence Idrissa Seck ou Macky Sall. J’expliquais que derrière un de ces deux candidats, il ferait figure en quelque sorte de numéro deux de celui qui pourrait gagner ou être, à tout le moins, faiseur de Roi.